Il n’existe pas d’âge légal minimum pour se faire tatouer en France, mais un tatoueur n’a pas le droit de tatouer un mineur sans le consentement écrit d’un parent ou tuteur (article R1311-11 du code de la santé publique) — et en pratique, l’immense majorité des salons refusent tout simplement les moins de 18 ans, autorisation ou pas.
Ce que dit la règle, en clair #
| Situation | Règle |
|---|---|
| 18 ans et plus | Libre, aucune autorisation à fournir |
| Mineur | Consentement écrit d’un titulaire de l’autorité parentale obligatoire |
| Obligation du tatoueur | Conserver la preuve de ce consentement pendant 3 ans |
| En pratique dans les salons | La quasi-totalité refusent les mineurs, même accompagnés |
Ces règles viennent du décret n° 2008-149 et figurent aux articles R1311-1 et suivants du code de la santé publique (source : Légifrance, service-public.fr, juillet 2026). Elles couvrent aussi le maquillage permanent, qui est juridiquement un tatouage.
Pourquoi les tatoueurs disent non aux mineurs #
D’abord la responsabilité : tatouer un mineur sans consentement écrit expose le professionnel à des sanctions, et vérifier l’authenticité d’une autorisation est délicat. Ensuite, des raisons de fond que les tatoueurs assument : un corps de 16 ans n’a pas fini de changer (un motif peut se déformer avec la croissance), et le taux de regret des tatouages faits très jeune est élevé — les demandes de détatouage en témoignent. Beaucoup de professionnels considèrent qu’attendre la majorité fait partie de l’éthique du métier.
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J’ai 16-17 ans et je veux vraiment un tatouage #
Le plus raisonnable : attendre, et utiliser ce temps pour mûrir le projet — choisir le motif, l’emplacement, économiser, repérer un salon sérieux (locaux propres, matériel à usage unique, déclaration en préfecture/ARS, avis cohérents). Si l’envie ne passe pas d’ici vos 18 ans, c’est bon signe. En attendant, les tatouages éphémères ou au henné naturel (brun-orangé, jamais noir) permettent de tester un motif sans engagement — et sans danger, contrairement au henné noir.
Le parent doit-il être présent pendant le tatouage ?
La loi exige un consentement écrit, pas une présence. Mais les rares salons qui acceptent les mineurs demandent le plus souvent la présence du parent avec une pièce d’identité, pour vérifier l’autorisation.
C’est pareil pour un piercing ?
Oui, la même règle s’applique au perçage corporel : consentement écrit d’un parent pour les mineurs. Seul le perçage du lobe de l’oreille et de l’aile du nez au pistolet (en bijouterie) échappe à ce cadre spécifique, mais les enseignes exigent en pratique la présence d’un parent.
Que risque-t-on avec une fausse autorisation ?
C’est le tatoueur qui s’expose à des sanctions, et il le sait : c’est précisément pour ça qu’il refusera. Falsifier un document reste par ailleurs répréhensible, même à 17 ans.
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Peut-on se faire tatouer à 18 ans sans accord des parents ?
Oui : à la majorité, la décision ne regarde que vous, quel que soit l’avis de la famille.