Kartik Research, invité de Pitti Uomo 111 : l’artisanat indien s’invite dans le streetwear masculin

Pitti Immagine a choisi son deuxième « Guest Designer » pour la prochaine édition de Pitti Uomo, le grand rendez-vous de la mode masculine à Florence. Après Dunhill, le salon accueillera Kartik Research, un jeune label de New Delhi qui fait coudre et finir ses vêtements à la main par des artisans indiens. FashionNetwork a révélé le nom le 21 octobre. C’est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui suivent le streetwear et en ont assez des sweats à logo tous identiques.

Ce qui a été annoncé #

Pitti Uomo invite chaque saison quelques marques à présenter une collection dans le cadre du salon, en dehors des stands classiques. Pour la 111e édition, Dunhill avait déjà été annoncé. Kartik Research prend la deuxième place. Selon FashionNetwork, la marque organisera « un défilé-événement » dans les espaces du salon et y montrera sa nouvelle collection.

Le site officiel de Pitti Immagine annonce Pitti Uomo 111 du 12 au 15 janvier 2027, à la Fortezza da Basso de Florence. Le lieu exact du défilé et la date précise de la présentation n’ont pas encore été communiqués.

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Kartik Research, c’est qui ? #

Le label a été fondé en 2021 à New Delhi par Kartik Kumra, qui en est toujours le directeur créatif. D’après FashionNetwork, il faisait partie des finalistes du Prix LVMH en 2023, l’un des concours les plus suivis par les acheteurs et les journalistes de mode.

Son idée de départ est simple : partir des techniques textiles indiennes et les remettre dans des coupes que l’on porte vraiment aujourd’hui. FashionNetwork décrit des pièces « confectionnées et dotées de finitions réalisées à la main par des artisans locaux », avec du tissage manuel, des broderies et des teintures végétales, sur des silhouettes « modernes et décontractées ».

Concrètement, on est loin du costume de soirée ou du folklore. On parle de chemises amples, de vestes de travail, de pantalons larges, de pièces qui se portent avec des baskets. La différence se joue dans la matière et le détail : une trame un peu irrégulière parce que tissée à la main, une broderie qui n’est pas imprimée, une couleur obtenue à partir de plantes.

Pourquoi ça parle à la culture streetwear #

Le streetwear a longtemps reposé sur deux leviers : le logo et la rareté. Les drops limités, les files d’attente devant les boutiques et la revente ont fait la réputation de nombreuses marques. Mais une partie du public, souvent plus jeune, se tourne vers autre chose : savoir comment un vêtement est fabriqué et par qui.

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Kartik Research coche cette case. L’article de FashionNetwork résume la démarche comme une association entre « l’artisanat traditionnel indien » et « les codes contemporains de la mode masculine et de la culture streetwear ». Pitti Immagine le dit aussi. Francesca Tacconi, coordinatrice des événements spéciaux du salon, explique que présenter la marque, « c’est offrir à notre public un regard singulier et contemporain sur les savoir-faire artisanaux du monde entier ».

Le créateur, lui, mise sur la vitrine. « Pitti Uomo est une plateforme légendaire de la mode masculine », a déclaré Kartik Kumra, cité par FashionNetwork.

Un salon qui change de visage

Pitti Uomo reste un salon professionnel : on y vient d’abord pour passer commande. Mais il est aussi devenu un lieu où l’on repère les marques de demain, avec un public de passionnés qui photographie les tenues aux abords de la Fortezza. Inviter un label indien artisanal à côté d’une maison britannique historique comme Dunhill montre que le salon veut couvrir tout le spectre de la mode masculine actuelle, du tailleur au vêtement de rue.

Comment s’inspirer du style sans se ruiner #

Les pièces faites main ont un coût, et une marque de ce type ne vise pas le même budget qu’une enseigne de grande distribution. Inutile pourtant d’attendre janvier pour adopter l’esprit du label. Quelques pistes réalistes :

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Miser sur la matière. Une chemise en coton tissé, en lin épais ou en khadi (le coton filé et tissé à la main en Inde) change une tenue simple. On la porte ouverte sur un tee-shirt blanc, avec un pantalon large et des baskets basses.

Chercher le détail fait main. Une broderie discrète sur une poche, un col ou une manche vaut mieux qu’un grand logo. Les friperies regorgent de chemises brodées des années 70 à 90 qui donnent exactement cet effet.

Choisir des couleurs naturelles. Indigo, ocre, rouille, vert olive : ces teintes rappellent les teintures végétales et se marient facilement entre elles.

Garder des coupes amples. Le confort fait partie de l’équation. Une veste de travail un peu large ou un pantalon droit fluide restent la base de la silhouette.

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Ce qu’on surveillera d’ici janvier #

Plusieurs points restent à préciser : le lieu du défilé, la date exacte de la présentation et les éventuels autres invités de cette édition. Pour suivre l’actualité de la marque, le plus simple reste ses réseaux et les annonces du salon.

Une chose est sûre : avec Kartik Research, la mode masculine de l’hiver prochain fera une place à l’aiguille et au métier à tisser, et pas seulement à la sérigraphie.

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